Des textes, des essais, des recherches qui explorent pourquoi et comment notre langue doit évoluer pour mieux dire ce que nous vivons.

Collège de France

Séminaire de Baptiste Morizot au Collège de France : quel langage pour penser autrement le vivant ?

3 April 2023

La thèse de Baptiste Morizot : le mot "biodiversité", devenu hégémonique, a fini par bloquer notre capacité à penser le vivant, en réduisant ce qui est actif, organisé et constitutif à une liste d'entités fragiles en attente de notre gestion. Pour changer de projet de société, il faut un langage qui rende au vivant sa puissance réelle : celle qui rend le monde habitable, en nous et hors de nous.

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We demain

Les jours d’après : "Nous n'avons plus le droit de continuer à utiliser les mêmes mots."

7 January 2026

Tribune d'Olivier Hamant, biologiste. Sa thèse : nos mots trahissent notre incapacité à penser la crise. Continuer à dire "réchauffement climatique" au lieu de "dérèglement", ou "érosion" au lieu d'"extermination" de la biodiversité, c'est continuer à agir comme si le monde était encore stable et prévisible. Changer les mots n'est pas un acte symbolique. C'est une condition pour changer les décisions.

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Terrestres

Sauvages, naturelles, vivantes, en libre évolution… quels mots pour déprendre la terre ?

10 February 2022

Un article qui retranscrit un débat collectif tenu sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. La question : comment nommer des terres soustraites à l'emprise humaine — "sauvages", "naturelles", "en libre évolution", "en friche" ? Chaque mot porte ses héritages, ses ambiguïtés, ses effets politiques. Le débat montre que le choix du vocabulaire n'est jamais neutre : il peut rallier ou diviser, émanciper ou reconduire les dominations.

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Madame Figaro

Julia de Funès : "Je ne pense pas qu’il faille abaisser le niveau pour permettre au plus grand nombre de l’atteindre"

8 June 2026

Julia de Funès, philosophe, dénonce l'appauvrissement du vocabulaire contemporain : quand tout devient "incroyable", "cool" ou "malaisant", les mots écrasent le réel au lieu de l'éclairer. Sans nuances, la pensée se simplifie, se polarise, et nous laisse à la merci des indignations réflexes. Son remède : l'exigence lexicale, pas l'élitisme. Ouvrir la porte à tous sans abaisser le plafond.

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